À travers la céramique, le textile et ses installations,
Annie Lupien invite à ralentir et à se relier aux cycles de la nature et de la lumière.
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Originaire de Trois-Rivières, Annie Lupien vit et travaille à Saint-Bruno-de-Montarville. Elle s’intéresse au « Slow Living » à travers l’art. Vivre plus lentement dans un monde en continuelle accélération constitue l’essence de son travail. Elle privilégie des matériaux comme l’argile et le textile, qui s’harmonisent avec des rythmes de création plus lents.
Titulaire d’un DEC en Arts et lettres, communication, ainsi qu’un BAC et un DESS en communication-marketing, elle œuvre pendant plus de 25 ans dans le domaine du numérique et de l’image de marque. Parallèlement, elle se forme auprès d’artistes québécois, dont Julie Villeneuve et Christine Ouellet, et internationaux dans diverses disciplines, poursuivant un parcours d’apprentissage libre et intuitif. La pandémie marque un point tournant, lui permettant de se recentrer sur sa démarche créative. Depuis, elle s’engage activement dans des projets en arts visuels. Elle est d’ailleurs récipiendaire d’une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).
Annie Lupien s’intéresse aux cycles du vivant et de transformation, à la mémoire du geste dans la matière et au passage du temps. Sa démarche s’enracine dans le mouvement, la temporalité, la nature et la lumière. Elle privilégie des processus ouverts, où la recherche et l’expérimentation occupent une place centrale à sa pratique. À travers des installations alliant céramique et textile, elle transforme ses expériences vécues en œuvres ancrées dans le présent.
Son travail a notamment été présenté à l’Atelier Silex, à la suite d’une résidence de recherche et de création qui a amorcé le cycle créatif menant à l’exposition « Rythmes naturels » au Centre d’exposition du Vieux Presbytère. Ses œuvres font partie de collections privées au Canada ainsi que de la collection municipale de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville.
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Le « Slow Living » à travers l’art est au cœur de ma démarche. Ralentir tout en restant en mouvement, vivre plus lentement dans un monde en accélération, en contradiction avec la cadence imposée par la société moderne, est l'essence de mon travail. J’adore explorer, ce qui rend la pluridisciplinarité essentielle à mon approche. J’ai donc choisi différents matériaux, tels que l'argile et le textile, qui s'harmonisent avec des rythmes de création plus lents.
Ma pratique s’inscrit dans une démarche d’art actuel, où la matière, le geste et le rapport au vivant deviennent des vecteurs d’exploration. Je privilégie des processus ouverts, où la recherche et l’expérimentation occupent une place centrale. Je m’intéresse aux cycles du vivant et de transformation, à la mémoire du geste, au passage du temps — tout en me nourrissant de réflexions sociales d’aujourd’hui.
Par mes céramiques, nous ressentons le mouvement qui circule, que ce soit dans les formes présentées ou les effets des textures et glaçures. La poésie du mouvement se transpose aussi dans mes œuvres textiles, patiemment travaillées. Il n’est pas rare que céramique et textile s’unissent dans une même œuvre, notamment des installations. L’état méditatif que ces deux disciplines m’apportent se transpose par des procédés qui appellent à la lenteur.
Mon processus de recherche est méthodique, surtout pour les glaçures. Malgré mes efforts pour contrôler les résultats en tenant un registre de notes complet, l’exécution d’une pièce à l’autre est influencée par les matériaux, gestes et températures de cuisson. Par conséquent, je mets en lumière l’unicité. Chaque œuvre reflète une sincérité naturelle, une approche calme et philosophique qui me représente.
Ma pratique s’enracine dans la nature, la lumière, la temporalité et les voyages. Elle me permet d’interpréter et de transformer mes expériences du passé en œuvres du présent, et d’explorer la frontière entre métiers d’art et arts visuels.
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Passage se déploie sous la forme d’une installation éphémère en spirale — un labyrinthe méditatif, composé de 1 000 pièces en céramique façonnées à la main — présentée en plein air.
Amorcé lors d’une résidence de recherche à l’Atelier Silex de Trois-Rivières, le projet s’est développé à travers une collaboration participative avec la Maison de la Famille du Mont-Bruno, les citoyen·ne·s de Saint-Bruno-de-Montarville et les visiteurs du parc du Mont-Saint-Bruno, dans le cadre d’ateliers de céramique.
Ancrée dans la nature, l’œuvre propose de ralentir et d’habiter l’espace autrement. Fidèle à sa démarche axée sur l’art du ralentissement, Annie Lupien invite les visiteurs à entrer dans l’installation spiralée pour se (re)connecter au vivant. L’œuvre s’inscrit en réponse à un monde marqué par l’accélération, l’hyperconnexion technologique et la consommation instantanée.
EXPOSITIONS EXTÉRIEURES ÉPHÉMÈRES
VIEUX PRESBYTÈRE DE SAINT-BRUNO * 26 SEPTEMBRE 2026 (10H-15H)
SÉPAQ DU MONT SAINT-BRUNO * 3 OCTOBRE 2026 (10H-16H)
(Remis au lendemain en cas de pluie)
EXPOSITIONS INTÉRIEURES
BIBLIOTHÈQUE GEORGES-BROSSARD * 17-24 OCTOBRE 2026
VIEUX MOULIN SÉPAQ * 21 NOVEMBRE 2026 - 10 JANVIER 2027
Ce projet a reçu un appui financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ), dans le cadre du Programme de partenariat territorial de l’agglomération de Longueuil.
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À quel rythme vivez-vous, vraiment?
Et si ralentir devenait un choix courageux, essentiel et conscient.
Ancrée dans une démarche inspirée du mouvement « slow living », né en Italie dans les années 1980, l’exposition Rythmes naturels propose un espace de questionnement sur notre manière d’habiter le monde. Ralentir le rythme et se reconnecter avec la nature. Dans un voyage à travers les cycles du vivant — lunaisons, marées, éclipses — l’artiste visuelle Annie Lupien invite à une réflexion sur l’art de ralentir.
Par la céramique et le textile, l’artiste explore la lenteur à travers différents procédés. La poésie du mouvement circule dans ses œuvres, que ce soit dans les formes présentées ou les effets de textures et de glaçures. Elle s’intéresse aussi à la cristallisation, un processus qui exige patience et lâcher-prise. Chacune des pièces présentées devient le témoin d’un équilibre unique entre le geste conscient et le hasard des matières.
Guidée par une approche intuitive et méditative, l’artiste questionne à travers ses œuvres les impératifs que nous impose la société de performance et de consommation instantanée pour embrasser une cadence plus organique. Son travail célèbre la beauté de l’impermanence. Un héron accompagne discrètement ses œuvres, symbole de patience, de calme et d’introspection.
Dans un monde en continuelle accélération, cette exposition marque une pause. Une contemplation des cycles, miroir intérieur de cette nature profonde qui nous habite.
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Lorraine Beaulieu, artiste et commissaire indépendante, m’a invité à me joindre à elle pour un projet d’exposition intitulée Le féminin de l’eau.
En décembre 2025, nous avons présenté nos travaux en cours à l’Atelier Silex de Trois-Rivières. L’objectif premier était de mettre en espace nos installations respectives afin de voir la connexion et interaction de celles-ci pour la toute première fois. Nous en avons profité pour documenter ainsi que présenter à nos pairs et au public. Voici un extrait de la description du duo, en plus de quelques images et détails de mon installation Ka Opua-Kiei qui signifie « prolonger la vision de la lumière pendant la méditation » et traduit l’intention qui guide cette installation :
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Pour Annie Lupien, Le féminin de l’eau évoque une énergie douce mais très puissante. Cette force crée, transforme et nourrit. Comme l’eau, le féminin s’adapte et trouve son chemin, même dans les espaces les plus sombres.
Son installation onirique explore le langage de l’eau à travers la matière, avec ses 606 céramiques luminescentes et pièces textiles cristallisées, toutes uniques et façonnées à la main. Ces œuvres rassemblées reflètent le lien sacré entre le féminin et la nature, les cycles lunaires et marins ainsi que la terre et la mer.
La glaçure réalisée spécialement pour ce projet met en lumière l’alchimie dans sa pratique. Une recherche rigoureuse où la transformation de la matière résulte d’un patient travail d’expérimentation fondé sur des principes chimiques précis. La lumière émise rappelle les planctons bioluminescents animés par le courant de l’eau.
Fidèle à sa démarche axée sur l'art de ralentir, Annie Lupien invite les visiteurs à entrer dans l’installation spiralée, à s’y ancrer et à contempler le miroir intérieur de l’eau qui nous habite.
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Les deux artistes invitent les visiteurs à faire immersion dans ce paysage sous-marin à la fois sensible, poétique et symbolique, ouvert à la contemplation et à la réflexion.
